Le plastique

9 millions de tonnes de plastique entrent dans l’océan chaque année.

Le “7ème continent” de déchets n’est que la partie émergée de l’iceberg

Seulement 1% du plastique flotte à la surface. Les 99% restants coulent ou se décomposent en microparticules. Invisibles à l’oeil nu, elles deviennent impossibles à collecter et finissent par entrer dans la chaîne alimentaire. Les effets sur la faune, la flore et les activités côtières sont dévastateurs et à ce rythme, l’ONU Environnement prédit qu’en 2050, l’océan contiendra plus de matière plastique que de poissons.

Les effets du plastique

Les déchets plastiques sont devenus une pandémie – sur terre comme en mer.
Cette pollution se fait ressentir à plusieurs niveaux :


Environnement

Un million d’oiseaux, plus de 100 000 mammifères marins, des tortues marines et d’innombrables poissons meurent chaque année par blessure ou ingestion de plastique. De plus, certains plastiques agissent comme des éponges et absorbent des produits chimiques toxiques pour la faune et la flore marine. Enfin du bisphénol A (BPA) et des phtalates, reconnus comme étant des perturbateurs endocriniens nuisibles au développement des fœtus, se retrouvent dans un grand nombre de plastiques.


Santé

79% des déchets plastiques se retrouvent dans les décharges ou dans la nature, contaminant ainsi l’eau et la terre. L’accumulation de ces débris dans les eaux stagnantes est vecteur de propagation de nombreuses maladies. En mer, la formation de microparticules entraîne la contamination des poissons et fruits de mer.


Économie

$120 milliards : c’est la valeur estimée de plastique perdu dans l’économie chaque année. Les déchets plastiques non valorisés que l’on retrouve dans la nature représentent une perte importante d’un point de vue économique. Cette matière première est produite en continu et épuise les réserves de pétrole (8% de la production mondiale).

Réduire – Réutiliser – Recycler – Revaloriser

Pour lutter contre la pollution du plastique, il faut agir sur l’ensemble de la chaîne :

 Réduire

Changer nos modes de consommation, arrêter l’utilisation de produits emballés et choisir des alternatives durables (bioplastiques, emballages comestibles…). Toutes ces transformations sont nécessaires mais demandent beaucoup de temps. En attendant, nous devons adopter des solutions de transition.

 Réutiliser

Le moyen le plus simple et le plus efficace de valoriser les déchets est leur réutilisation directe, une étape qui intervient en amont du recyclage. Par exemple, avec des vieux pneus on peut fabriquer des chaises, ou encore en tissant du plastique on peut faire des vêtements.

 Recycler

Lorsque le plastique ne peut pas être réutilisé, il peut éventuellement être recyclé. Différents procédés simples tels que le broyage, la fonte, l’extrusion ou encore l’injection permettent d’obtenir de nouveaux matériaux à forte valeur ajoutée (matériaux isolants, briques de construction, dalles, tuiles ou encore du mobilier…).

 Revaloriser

Lorsque le plastique n’est plus réutilisable ou recyclable, on peut encore le valoriser une dernière fois en récupérant l’énergie qu’il contient. Les liquides ou gaz de synthèse obtenus vont pouvoir être utilisés comme substituts aux combustibles fossiles (chaudières industrielles, chauffage urbain) : comme carburant pour moteurs lents (navires, engins de travaux publics, groupes électrogènes…) ou après distillation, comme carburants liquides (essence ou gasoil) pour véhicules.

Plusieurs décennies vont être nécessaires pour trouver des alternatives durables au plastique et en dépolluer notre environnement. En attendant, il faut adopter des solutions de transitions pour valoriser les déchets plastiques et éviter qu’ils finissent dans l’océan.

Considérer le déchet plastique comme une ressource

Et si collecter et transformer des déchets était rentable et générateur d’emplois ? Et si les déchets étaient une ressource ? Des centaines de milliers de personnes pourraient vivre de ces activités tout en nettoyant les côtes, évitant ainsi que les plastiques finissent dans la nature et polluent l’océan.

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