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Pollution plastique : les 5 enseignements clés à retenir du Congrès mondial de la nature de l’UICN

Plastic Odyssey a participé la semaine dernière au Congrès mondial de la nature de l’UICN, un événement exceptionnel qui a lieu tous les quatre ans.

Tenu du 3 au 11 septembre, le Congrès a vu des milliers de leaders mondiaux issus de gouvernements, de la société civile, de groupes autochtones, d’entreprises et d’universités se réunir pour discuter de la préservation de la nature et du changement climatique.

Nous avons rencontré des personnes influentes travaillant sur les principaux domaines d’intérêt de cette année : changement climatique, océans, paysages et biodiversité, systèmes d’eau douce, systèmes économiques et financiers, droits et gouvernance, innovation et technologie.

Au total, les 1 500 Membres de l’UICN ont adopté 148 résolutions et recommandations.

Voici 5 points clés à retenir de cette semaine inspirante à Marseille

Le Président français Emmanuel Macron a déclaré à son discours d’inauguration du Congrès qu’une fois en mer, il était trop tard pour agir contre la pollution plastique. La solution n’est pas le ramassage dans l’Océan car le plastique coule et se décompose rapidement en microplastiques ( voir notre étude sur les fake news de la pollution plastique).

Il faut d’une part, recycler le plastique existant avant son arrivée en mer et d’autre part, réduire notre usage du plastique. C’est exactement la mission que s’est donnée Plastic Odyssey en construisant un réseau mondial d’initiatives locales de recyclage.

C’est pour répondre au second objectif que le Président a annoncé qu’à partir du 1er janvier prochain, la France sera le premier pays qui interdira le plastique dans les emballages de fruits et légumes et de tout ce qui pèse moins d’1,5 kg. Il a également annoncé que la première bouteille de lait conditionnée sans plastique était en cours de développement et serait bientôt disponible sur le marché français.

Notre CEO Simon Bernard et Lynn Sorrentino de l’UICN ont animé le panel “De la Science à l’action, Des solutions innovantes pour combattre la pollution plastique des océans” aux côtés de Veolia Eau, ONET et Beyond Plastic Med. Ces organisations ont toutes en commun la volonté de s’attaquer au problème à la racine, c’est-à-dire d’aller au-delà du seul recyclage des déchets plastiques.

Si nos actions diffèrent, nos initiatives sont complémentaires. La stratégie d’ONET est de réduire la consommation de plastique. Sous l’angle de l’économie circulaire, Veolia a partagé ses initiatives sur le traitement des flux de pollution et la conception de solutions techniques innovantes pour les micropolluants. BeMed a présenté son Collège d’entreprises comme solution collective pour engager le secteur privé dans la prévention de la pollution plastique en Méditerranée.

Il n’y a pas de solution miracle. Chacune de ces interventions touche l’ensemble de la chaîne du plastique, du fond des océans à la production. La crise du plastique est un défi complexe qui peut et doit être abordé à différents niveaux : au niveau de la production, au niveau du consommateur et avant que le plastique n’atteigne l’océan.

Pour la première fois, les délégués autochtones du Congrès ont dirigé un sommet mondial spécial avec un rapport sur l’importance des communautés autochtones et locales pour la conservation et la protection de la biodiversité au niveau mondial.

Depuis des années, partout dans le monde, des entrepreneurs, des visionnaires et même des entreprises familiales créent des outils innovants et durables pour protéger leurs communautés en traitant les déchets plastiques. Nous sommes très heureux de nous engager aux côtés de ces innovateurs sur le sujet du recyclage du plastique et de construire, ensemble, des modèles pertinents là où ils n’existent pas encore.

Pour mettre fin à la fuite continue de plastique dans notre environnement, nous devons donner aux populations locales les moyens d’agir et de s’engager à leur niveau. C’est le chemin que nous avons choisi, et celui qui nous mène en tour du monde.

Nous avons présenté au Congrès le projet que nous menons aux côtés de l’ONG Biosfera et de la société d’ingénierie SCE aménagement et environnement pour créer le premier centre de recyclage de l’île de Sao Vicente au Cap Vert. Depuis 2015, Biosfera collecte avec des volontaires les déchets sur les plages mais souhaite aujourd’hui aller plus loin en les revalorisant et développer l’économie circulaire du plastique du Cap Vert. Nous apportons notre expertise technique pour déterminer les moyens de valorisation, les types de produits à fabriquer à partir des déchets présents localement, en prenant en compte les ressources et les besoins de la région.

Suite à cette présentation, de nombreux porteurs de projets du Sénégal, du Kenya ou encore de Polynésie sont venus à notre rencontre car ils souhaitent développer des projets de recyclage plastique similaires. Ces échanges ont confirmé une véritable volonté d’agir dans ces régions mais un manque d’outillage et de financement pour passer de l’idée à l’action.

L’UICN est connue pour sa Liste rouge des espèces menacées, la ressource la plus complète sur l’état de conservation mondial de 138 000 plantes et animaux.

Si les nouvelles sont souvent sombres, la liste rouge nous donne une idée précise de l’efficacité des efforts de conservation dans le monde. Parfois, il y a de bonnes nouvelles : nous avons appris cette année que quatre espèces de thon pêchées commercialement se rétablissent, grâce aux quotas de pêche imposés au cours de la dernière décennie. Mais l’objectif du rapport est de mettre en évidence les domaines dans lesquels il reste du travail à accomplir et, dans l’ensemble, les nouvelles ne sont pas bonnes pour la vie aquatique. L’UICN nous a récemment appris que plus d’un tiers des requins et des raies du monde sont désormais menacés d’extinction.

Ces chiffres alarmants sur le danger que courent les écosystèmes marins soulignent la nécessité d’agir contre la pollution plastique.

Des millions d’animaux sont tués chaque année par le plastique dans l’Océan et, si la tendance actuelle se poursuit, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050. Le danger que représente la pollution plastique pour la vie marine est tragique, mais il nous motive, à Plastic Odyssey, à faire la différence.

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