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pollution plastique

Des négociations internationales historiques dans la lutte contre la pollution plastique

Selon les mots d’Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), le monde est en passe de conclure l’accord multilatéral international sur l’environnement le plus important depuis l’accord de Paris sur le climat.

C’est ce qui s’est passé mercredi 2 mars à Nairobi, au Kenya, où des chefs d’État, des ministres de l’environnement et des ONG de 175 pays ont approuvé une résolution historique lors de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (AUE), visant à faire progresser un accord international juridiquement contraignant – d’ici à la fin de 2024 – pour lutter contre la pollution plastique.

Une résolution historique contre la pollution plastique

« C’était de l’ordre du miracle« , a laissé entendre le ministre norvégien du climat et de l’environnement, Espen Barth Eide. La pollution plastique est en train de devenir une véritable épidémie mondiale. Avec cette résolution, il estime que nous sommes maintenant « sur la voie de la guérison« .

Nous suivons l’évolution de ces négociations internationales depuis près d’un an. Et comme nous l’avons toujours pensé : la crise du plastique est un défi de taille qui peut et doit être abordé à de nombreux niveaux différents : au niveau de la production, au niveau du consommateur, de la gestion des déchets, avant que le plastique n’atteigne l’océan, et après. Nous devons nous attaquer à ce problème de manière globale. Et nous espérons que ce traité nous aidera à y parvenir.

Pourquoi cette décision est-elle si importante ?

Le rythme de production du plastique est insoutenable. Une série de nouveaux rapports de l’OCDE ont souligné la croissance « stupéfiante » de la production de plastique et des fuites dans l’environnement au cours des dernières décennies. La production de plastique a doublé entre 2000 et 2019 pour atteindre 460 millions de tonnes métriques, et devrait encore doubler d’ici 2050.

Selon l’OCDE, nous produisons chaque année sept fois plus de plastique vierge et neuf que d’aluminium. Ce rythme de croissance dépasse la capacité des puits d’élimination naturels et artificiels, et les impacts s’ajoutent aux crises du changement climatique et de la perte de biodiversité.

Le projet de résolution adopte une approche fondée sur le cycle de vie complet, c’est-à-dire les impacts de sa production, de son utilisation, des déchets et du recyclage. Malgré le lobbying intense de l’industrie chimique pour limiter la portée du traité, les gouvernements ont reconnu qu’une solution globale et holistique était essentielle.

Clean Up The Past, Build The Future

Cela valide notre approche. Notre devise : Clean up the past and build the future. Pour nettoyer le passé, nous travaillons avec des entrepreneurs dans les pays du Sud où il existe une forte demande pour des solutions évolutives et abordables à la pollution plastique. Sur les marchés où le recyclage est déjà pratiqué à petite échelle, il existe un besoin de renforcement des capacités, d’équipement et de formation.

Pour construire l’avenir, nous menons un programme de recherche en sciences sociales sur les usages du plastique à l’échelle mondiale ainsi que des actions pédagogiques et de sensibilisation pour favoriser le passage à l’action.

Quelles sont les prochaines étapes ?

  • La résolution établit un comité international de négociation, dont la tâche est de rédiger un projet de traité mondial d’ici à la fin de 2024.
  • Le PNUE organise un forum des parties prenantes cette année, afin d’en savoir plus sur les meilleures pratiques du monde entier.
  • Une conférence diplomatique négociera et adoptera le traité.

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