Le catalogue des solutions pour remplacer le plastique

Nettoyer

Des objets et solutions venues du monde entier pour donner une seconde vie aux déchets plastiques.

Une jeune entreprise qui transforme les déchets plastiques en pavés

À Conakry, en Guinée, BGS Recyplast est une jeune entreprise qui récupère des déchets plastiques des habitants (poches à eau, vieilles assiettes ou bassines…) pour en faire de nouveaux objets. L’entreprise en fait principalement des pavés, qui sont utilisés pour développer le réseau routier du pays, et permettre aux habitants de se déplacer plus facilement d’une ville à l’autre.

Grâce à cette activité, Mariam Keita, à la tête de l’entreprise, emploie aujourd’hui 10 personnes, dont 8 femmes, et a pu créer 25 emplois indirects dans la région.

Guinée 🇬🇳

Des femmes qui transforment de vieux sachets plastiques en accessoires de mode

Au Burkina Faso, la coopérative de femmes GAFREH réutilise de vieux sacs plastiques pour fabriquer des accessoires de mode : sacs, pochettes… GAFREH emploie environ quatre-vingt femmes de milieux très modestes, qui reçoivent un salaire et une couverture médicale en échange de leur travail.

Pour confectionner ces nouveaux objets, les femmes de GAFREH doivent d’abord nettoyer les sacs plastiques, puis vient la délicate opération de filage du fil plastique en bobines, le tricotage, le tissage et enfin la couture et la confection.

Burkina Faso 🇧🇫

Des déchets plastiques transformés en théières colorées

Au Sénégal, ces théières sont partout ! Les Satalas (c’est leur nom) sont fabriquées à partir de déchets en plastiques recyclés : poches à eau, sceaux… Tout y passe !

Elles sont reconnaissables à leur aspect bariolé et à leur couleurs vives. Objet détourné de son utilisation au fil du temps, il ne reste de la bouilloire que la forme. Aujourd’hui, les Satalas servent à pratiquer les ablutions avant la prière.

Sénégal 🇸🇳

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Une machine qui transforme les déchets plastiques en énergie

En Afrique du Sud, l’équipe de Scarabtech travaille d’arrache pied pour mettre au point une machine très spéciale : la pyrolyse de déchets plastiques.

Cette machine est capable de donner une dernière vie aux déchets plastiques qui ne sont plus recyclables, et les transforme en carburant. Avec 1 kg de déchets plastiques, la Beetle est capable de créer 1 litre de carburant.

Le navire Plastic Odyssey est équipé d’une de ces machines.

Afrique du Sud 🇿🇦

Sac à main fabriqué à partir de déchets plastiques

Des femmes qui transforment de vieux sachets en sacs à main

Dans les camps de réfugiés syriens de la vallée de Bekaa, au nord du Liban, des femmes se sont associées pour donner une seconde vie aux sacs plastiques.

Elles découpent les sacs pour en faire du “plarn” ou “plastic yarn”, c’est-à-dire des bobines de fil plastique. Elles utilisent ce fil plastique pour confectionner des sacs à mains colorés au tricot ou au crochet, qu’elles vendent sur le souk.

Au fur et à mesure, leurs collections rencontrent de plus en plus de succès, ce qui leur permet de vivre de leur activité.

Liban 🇱🇧

Fabriquer autrement

Des centaines de matériaux alternatifs au plastique, plus respectueux de la nature et de l’Homme.

Une assiette de pic-nic en feuilles de bananier pressées

Au Cap Vert, la banane est la troisième culture en tonnage. Les bananes sont cultivées pour être mangées sur place, ou bien exportées. Une fois les bananes récoltées, le bananier a d’autres utilisations. Ses feuilles peuvent servir à la confection de différents objets du quotidien.

A Mindelo, certains artisans les font sécher puis les pressent les unes avec les autres pour fabriquer des assiettes. Ces assiettes en feuilles de bananier sont parfaites pour un pic-nic : incassables, résistantes à l’eau et donc lavables, sans aucun produit chimique, et aussi biodégradable… qu’une feuille d’arbre !

Cap-Vert 🇨🇻

Des objets en feuilles fraîches de Goya

A Mindelo, au Cap Vert, Jose est un artisan qui tresse et tricote toutes les plantes des alentours, pour en faire de nouveaux objets. En face de l’atelier où il travaille, pousse du Goya, une plante autochtone du Cap Vert, cousine locale du papyrus. Jose en récupère les longues feuilles étroites, et les tresse lorsqu’elles sont encore fraîches pour fabriquer toutes sortes d’objets : des sacs, des chapeaux…

La feuille de Goya se travaillant fraîche et non séchée, cela permet à l’artisan de créer une multitude de formes, car la plante est très encore très malléable au moment de la confection de l’objet.

Cap-Vert 🇨🇻

Une éponge tricotée en fibres de sisal

A Mindelo, au Cap Vert, Nadira a ouvert un magasin sans plastique. Elle y tricote des éponges naturelles à partir de sisal, une fibre extraite de l’Agave, plante qui pousse partout au Cap Vert. Très résistant, le sisal est utilisé depuis longtemps pour la fabrication de cordage, de tissus ou de tapis. Dans son atelier, Nadira en récupère la fibre, puis en fait de la corde. Elle crochète ensuite cette corde, et fabrique des éponges sur mesure, naturelles, résistantes, et entièrement biodégradables. Les éponges de Nadira sont fabriquées avec un seul matériau : le sisal, et sans aucun additif. Aucun risque de contaminer l’eau de vaisselle donc, contrairement à l’éponge en synthétique.

Cap-Vert 🇨🇻

Un filtre à eau en argile

L’eau est une ressource rare et précieuse qui nous est vitale. Or dans le monde, nous faisons face à des inégalités d’accès ainsi qu’à des problèmes de potabilité. C’est pourquoi ce filtre à eau en argile est d’une grande utilité.
On le retrouve dans de nombreux foyers au Brésil, permettant d’éviter d’acheter quotidiennement des bouteilles voire des bidons d’eau. Son fonctionnement est simple, on va d’abord ajouter de l’eau du robinet dans le réservoir supérieur qui va ensuite s’écouler dans le réservoir inférieur pour être filtré par un bloc de céramique et réduire naturellement toutes les impuretés. Ce filtre à eau, conçu artisanalement dans un marché à Recife, est un exemple d’alternative au plastique dans un contexte où la pollution de l’eau est grandissante.

Brésil 🇧🇷

Un tamis en feuille d’agave

Fabriqué par des artisans du nordest brésiliens, ce tamis est utilisé pour tamiser le tapioca, très présent dans la cuisine locale. La farine de tapioca provient du manioc, un légume racine abondant au Brésil. Le tamis lui est réalisé à partir de feuille d’agave.

Originaire d’Amérique du Nord, l’agave est une plante devenue invasive qui s’est installée sur de nombreux territoires dont le Brésil. A partir de cette plante on peut produire de la fibre d’agave mais aussi en extraire la feuille, très résistante, que l’on peut ensuite tresser sous forme de tamis ou autre objets selon ses envies.

Brésil 🇧🇷

Une entreprise qui vend tous ses yaourts dans des contenants en verre et en grès

À Aubagne, en France, La Fermière est une entreprise familiale qui fabrique des yaourts depuis 1852.

L’entreprise a choisi de ne pas changer le matériau utilisé pour ses pots de yaourt, qu’ils appellent leur « écrin », et propose ses yaourts dans des pots en grès ou en verre. Ce contenant, en plus d’être recyclable à l’infini, a d’autres avantages : il permet de mieux garder le froid, et offre donc une meilleure expérience de dégustation. Et il crée aussi beaucoup de fierté parmi les salariés de l’entreprise.

France 🇫🇷

champignon pour remplacer le polystyrène

Une entreprise qui fait pousser des champignons
pour remplacer le polystyrène

En utilisant du mycelium, la partie blanche du champignon, Ecovative a mis au point une alternative écologique au polystyrène expansé. Le matériau est biodégradable à 100% et revient à la terre sous forme de nutriments. Sa fabrication ne dépend pas du pétrole contrairement au polystyrène classique, et peut servir à emballer tout type d’objets. Parmi les autres utilisations possibles : des entremêlements bois/champignon pour la construction de mobilier d’intérieur sans formaldéhyde (produit nocif pour la santé présent dans certains meubles) ; des kits pour faire pousser son propre mycélium à la maison.

États-Unis 🇺🇸

Une start-up qui utilise des cheveux pour remplacer les bâches agricoles en plastique

En Auvergne, en France, Capillum a imaginé une alternative aux bâches plastiques utilisées par les agriculteurs pour recouvrir le sol. Ils ont mis au point un système permettant de donner une nouvelle vie à un déchet très commun : les cheveux ! En associant des cheveux à de la laine, deux éléments naturels et isolants, ils fabriquent des tapis de paillage, utilisés par des agriculteurs pour protéger leurs sols.

France 🇫🇷

site internet alternatives plastiques

Une association qui a créé une grande base de données de recettes de plastique naturel

En Grande Bretagne, Materiom met au point des recettes pour fabriquer des matériaux alternatifs au plastique. Pour cela, l’équipe a décidé de n’utiliser que des ingrédients disponibles en abondance dans notre environnement : algues, insectes, carapaces de crustacés ou peaux de poissons, plantes invasives…

Ces recettes sont disponibles sur internet et consultables gratuitement. Elles sont sans cesse enrichies de nouvelles recettes.

Grande Bretagne 🇬🇧

biodechets

Un studio de design qui utilise des biodéchets pour fabriquer de nouveaux objets

En Turquie, l’équipe d’Ottan Studio a décidé de dire non au plastique et fabrique des matériaux à partir … de restes : peaux d’orange, coques de noix, marc de café, coquille d’œuf, riz ou lentilles périmés, feuilles mortes…

Ils ont ainsi créé un catalogue de plusieurs dizaines de matériaux, aux couleurs et aux propriétés variées, qui sont de véritables alternatives au plastique.

Ces matériaux sont utilisés par des designers et des architectes et servent à fabriquer de nouveaux objets.

Turquie 🇹🇷

Un designer qui utilise la canne de Provence pour remplacer les couverts en plastique

En Provence, dans le Sud de la France, le designer Antoine Boudin créé des objets à partir de la canne de provence, une plante invasive qui pousse partout dans la région.

Avec cette canne, il fabrique des couverts qu’il propose aux restaurateurs de petites îles qui vendent des repas à emporter : cuillère à glace, couteaux et fourchettes pour manger sur le pouce …

Ces couverts, entièrement en canne, sont lavables et réutilisables, mais aussi 100% biodégradables.

France 🇫🇷

La terre cuite pour remplacer les bouteilles d’eau

La Gargoulette est une cruche en terre cuite. Très utilisée autrefois pour conserver l’eau, elle a aujourd’hui été oubliée, au profit des bouteilles en plastique.

Pourtant, la gargoulette a de nombreux avantages : la terre cuite, en plus d’être biodégradable, est poreuse, ce qui lui permet de rafraîchir le liquide qu’elle contient. L’eau s’évapore, ruisselle sur les paroies de la gargoulette, et rafraîchit l’eau qu’elle contient.

Aujourd’hui, certains la remettent au goût du jour. C’est le cas de la poterie Bernex à Aubagne, en France.

France 🇫🇷

Une entreprise qui fabrique des filtres en céramique pour potabiliser l’eau à la maison

Au Guatemala, Ecofiltro fabrique des filtres à partir de matériaux naturels, pour purifier l’eau insalubre. Adieu les bouteilles plastiques ! L’eau est versée dans un pot filtrant en céramique, fabriqué à partir d’argile mélangée à de la sciure et de l’argent colloïdal (un antibactérien naturel très efficace). Les agents pathogènes sont emprisonnés dans le filtre, et l’eau ainsi obtenue est alors potable. Ce filtre a beaucoup d’avantages par rapport à d’autres filtres du marché : sa durée de vie de 2 ans, et à la fin de la vie de l’unité de filtrage, il peut être réutilisé comme pot de plantes ou jeté car il est 100% biodégradable puisqu’il ne s’agit pas de cartouches ou de filtres en plastique. C’est aussi un filtre qui n’a pas besoin d’électricité pour fonctionner.

Guatemala 🇬🇹

Une brosse à dent qui pousse dans la terre

Au Liban, comme dans de nombreux pays du Moyen Orient et d’Asie, certains habitants utilisent le siwak : un petit bâtonnet fibreux qui remplace brosses à dents en plastique et tubes de dentifrice. Le siwak est la racine de l’arbuste Salvadora Persica, qui pousse dans les zones arides et tolère très bien les fortes chaleurs et la sécheresse. En 2033, une étude américaine du National Center for Biotechnology Information a démontré que l’usage du siwak était plus efficace que l’usage d’une brosse à dent classique, en raison des nombreuses substances dont est composé le bâtonnet : alcaloïdes (antimicrobiens et antibactériens), silice (composant anti-tartre et blanchisseur), fluors (évite la formation des caries), et vitamine C (cicatrisant).

Liban 🇱🇧

Une entreprise qui fait pousser des éponges naturelles

En Égypte, l’entreprise Cute Eve cultive la loofah, une courge fibreuse aux propriétés exfoliantes, utilisée comme éponge naturelle pour se laver ou pour l’entretien de la maison. L’entreprise possède ses propres plantations, situées dans la région d’Abees. À la mi-février, les graines de loofah sont semées puis cultivées et récoltées en automne. Elles sont ensuite plongées dans l’eau quelques heures pour que la peau de la courge se désolidarise de sa structure. Une fois séchées au soleil, on les manipule à l’aide d’une serviette en coton pour leur donner la forme souhaitée. Pour moderniser ce produit naturel, Cute Eve les coud sur des supports en tissu afin de les intégrer sur des gants, des serviettes ou des pantoufles.

Égypte 🇪🇬

Des artisans qui fabriquent des cagettes de marché en palmier

En Égypte, Ibrahim Gabre est le fondateur d’une association qui soutient l’artisanat traditionnel. L’association fait connaître partout en Egypte le travail d’hommes et de femmes qui fabriquent des cagettes à partir de palmier dattier. Les artisans récupèrent le pétiole, la tige qui relie la palme au tronc, qu’ils font sécher puis qu’ils assemblent ingénieusement pour fabriquer des cagettes qui serviront à transporter des fruits et légumes. Avec un palmier dattier, on fabrique environ 20 cagettes. Ces cagettes, entièrement biodégradables, sont aussi plus résistantes et réparables. D’après Ibrahim, les fruits et les légumes qu’elles contiennent sont aussi mieux protégés, car ils ne risquent pas d’être contaminées par le plastique.

Égypte 🇪🇬

Un filet de pêche durable et biodégradable

Sur les îles de Kerkennah en Tunisie, l’association Jeunes Sciences forme les jeunes habitants à la fabrication de nasses de pêche en palmier dattier. Ce savoir-faire, autrefois maîtrisé par tous les pêcheurs de l’île, se perd aujourd’hui.

Les nasses sont fabriquées à partir des feuilles de palmier tressées et de branchages enroulés pour former une structure en dôme. Elles sont ensuite plongées dans l’eau pour les rendre plus souples et plus facilement maniables. Les nasses sont ensuite disposées sur le rivage pour sécher et durcir avant d’être utilisées pour la pêche. Contrairement à leurs cousines en plastique qui se fissurent avec le soleil et le sel, ces nasses naturelles sont durables, résistantes, réparables, et entièrement biodégradables.

Tunisie 🇹🇳

Une couturière qui a imaginé le sac réutilisable parfait

Malak Al-Terkawi a fondé Brio Bags, une petite entreprise qui confectionne des sacs réutilisables en tissu.

Les sacs sont fabriqués de façon à utiliser le moins de tissu possible, et pensés pour un usage précis, comme ce sac compartimenté pour séparer ses fruits et légumes, avec un sachet léger pour la pesée.

D’après Malak, ce sont les habitudes de consommation qu’il faut changer, et les commerçants doivent proposer des solutions. C’est pourquoi, elle travaille main dans la main avec eux.

Liban 🇱🇧

Une entreprise qui utilise des algues pour remplacer le plastique

Les algues sont des plantes qui ne nécessitent aucun engrais ni eau pour pousser. Elles se trouvent en grand nombre naturellement dans le biotope.

En France, l’entreprise Algopack, transforme les algues Sargasses qui poussent sur les côtes françaises en plastique biodégradable.

Les plastiques algueux ne contiennent aucun additif, et sont compostables.

France 🇫🇷

Un sac en palmier dattier pour faire ses courses

Fabriqué depuis plusieurs siècles en Tunisie, le couffin ou “Koffa” est un sac formé à partir de nattes de jonc ou de palmier. Les feuilles sont récoltées durant l’été dans les oueds de la région de cap bon, puis séchées au soleil durant 2 semaines et ensuite tressées. Vendu sur les marchés pour une dizaine de dinars (3 euros), le couffin est particulièrement utilisé pour transporter les courses hebdomadaires.

“El Koffa”, le pouvoir d’achat en tunisien, représente une alternative solide et durable évitant l’utilisation de 200 sacs en plastique par personne et par an en moyenne. Véritable symbole de l’artisanat tunisien, il est créé par les nattiers dans les villes de Djerba, Gabès, Kasserine et Nabeul, contribuant à l’économie locale des communautés.

Tunisie 🇹🇳

Un artisan qui transforme de grosses courges en récipients

La calebasse est une plante de la famille des cucurbitacées, qui pousse très bien dans les régions tropicales.

Au Sénégal, Fallou transforme ces gros fruits en objets du quotidien : gourde, bol, louche ou cuillères… La calebasse est d’abord nettoyée, séchée, puis vidée avant d’ếtre découpée et puis décorée. Dans certaines régions du Sénégal, les femmes utilisent aussi la calebasse comme contenant pour se rendre au marché, et éviter ainsi les habituels sachets en plastique.

La calebasse, une fois séchée, est très solide et dure longtemps.

Sénégal 🇸🇳

De l’argile et du goudron végétal pour remplacer les gobelets et bouteilles en plastique

Au Maroc, on fabrique de jolies poteries décorées de petits motifs noirs ; carafes, tasses, bols…. Ces objets fabriqués en argile et goudron végétal servent à stocker l’eau, et remplacent les bouteilles en plastique et autres gobelets jetables.

Ils ont aussi des propriétés étonnantes : l’argile permet de refroidir naturellement l’eau qu’il contient, par un mécanisme de micro-évaporation. Le liseret noir, fait à partir de goudron végétal, est composé d’huile de cade, à qui on prête des vertus anti-septiques et assainissantes de l’eau.

Maroc 🇲🇦

Une carafe “nationale” en terre cuite pour stocker l’eau et le vin

Au Liban, les “bri” (carafes libanaises) sont dans toutes les maisons. Aujourd’hui fabriquées à partir de verre soufflé, elles étaient autrefois en argile, et permettent de stocker l’eau ou le vin.

Le Liban était autrefois connu pour sa production de vin, et les amphores étaient utilisées pour le stockage et le transport du vin dans l’Antiquité. Les carafes libanaises modernes, en forme d’amphore, sont un hommage à cette tradition viticole ancienne. Les anses sur les côtés permettent une prise en main facile, tandis que la forme évasée du corps de la carafe permet au liquide de respirer et de s’aérer.

Liban 🇱🇧

Renoncer

Des idées inspirantes des quatre coins du monde pour sortir de notre dépendance au plastique.

Un supermarché qui ne propose que des contenants réutilisables

En France, le Drive tout nu est un supermarché pas comme les autres : vous y trouverez tous les produits d’un supermarché classique, mais dans des contenants réutilisables : des bocaux en verre, des sacs en toile…

A chaque fois que vous faites les courses, vous rapportez les contenants de la fois précédente, et l’équipe s’occupe de les laver et de les remettre en circuit. Une sorte de consigne inversée !

France 🇫🇷

Une bouteille en verre consignée au supermarché

Gérard Bellet a créé Jean Bouteille pour permettre à tous les individus d’acheter des produits liquides en vrac : huile d’olive ou de noix, sirop de menthe et de grenadine, bières artisanales, vin, ou encore produits d’hygiènes : lessive, savons liquides etc.

Le principe ? Prendre une bouteille en verre vide dans les rayons du supermarché, la remplir du produit de son choix, passer à la caisse et déguster. Une fois le produit fini, revenez en boutique avec votre bouteille vide, et recommencez. Un jeu d’enfant !

Il sera utilisé 100 fois, et il mettra entre 7 à 10 ans pour vivre ses cent vies.

France 🇫🇷

Un colis qu’on peut réutiliser 100 fois

Lassées de recevoir des colis remplis d’emballages, qui finissaient aussitôt à la poubelle, Anne-Sophie et Léa ont fondé Hipli en 2019 au Havre, en France. Après plusieurs mois de recherche et développement, elles ont trouvé la recette du colis souple (qu’on peut tordre dans tous les sens) parfaite !

Le principe : vous recevez un colis emballé dans un Hipli, que vous repliez proprement à la maison et renvoyez par la poste.

Il sera utilisé 100 fois, et il mettra entre 7 à 10 ans pour vivre ses cent vies.

France 🇫🇷

Un manuel pratique pour réduire sa consommation de plastique

Après avoir été danseuse et journaliste, Nelly Pons a ouvert la boîte de pandore du plastique. Elle a découvert ce qui se cache derrière un petit bout de plastique, anodin, objet du quotidien. 3 ans après le début de ses recherches, elle publie une grande enquête qui révèle la complexité du problème plastique.

Elle poursuit ses travaux et réalise un manuel pratique pour déplastifier sa vie, à destination des citoyens. Où sont les plastiques dans notre quotidien ? Comment faire sans ? Guide de la vie quotidienne, ce manuel est ce qu’il vous faut pour sortir pas à pas de notre dépendance aux plastiques.

France 🇫🇷

Des kiosques de rue qui proposent de l’eau potable au robinet

Au Sénégal, l’entreprise Swiss Fresh Water a ouvert des kiosques à eau équipés de machines de potabilisation de l’eau. Madame Camara tient un de ces kiosques à Keur Massar. Avec son système de potabilisation, elle peut produire 300 à 400 litres d’eau potable par jour, qu’elle distribue ensuite aux habitants qui viennent remplir leurs bouteilles consignées.

En plus d’éliminer les virus, parasites et métaux lourds (fluor, plomb, mercure), ce système permet de réduire considérablement l’utilisation de sachets à eau et bouteilles en plastique.

Sénégal 🇸🇳

Aidez-nous à enrichir l’exposition

Vous connaissez d’autres objets ou d’autres matières qui pourraient remplacer le plastique au quotidien ? Ecrivez-nous pour que nous les référencions dans l’exposition !