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Plastic Odyssey va tenter de nettoyer l’île la plus polluée du monde

Au cœur du Pacifique Sud se trouve l’île d’Henderson, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais tristement désignée comme l’île la plus polluée du monde. Ses plages sur lesquelles se déversent des tonnes de déchets sont un emblème frappant de la crise mondiale du plastique. L’expédition Plastic Odyssey s’apprête à s’attaquer de front à ce terrible fléau. Au programme, le retrait des 6 tonnes de déchets plastiques de l’ile grâce à de solutions fabriquées sur-mesure pour faire face aux difficultés de cette île, et leur transformation à bord du navire laboratoire.

Cap sur le Pacifique Sud

Dans quelques jours, le navire Plastic Odyssey et son équipage prendront le large depuis Mangareva, une île située à l’est de la Polynésie française, pour une mission unique en son genre : dépolluer les plages d’une île déserte, qui, bien qu’inhabitée, croule sous les déchets plastiques.

L’objectif de la mission Henderson : retirer les 6 tonnes de déchets plastiques et les transformer en objets utiles pour les habitants des îles voisines. Le plastique sera broyé, lavé et transformé en planches et autres objets. Ces produits permettront de fabriquer des bancs, tables et chaises pour la communauté de l’île Pitcairn, et serviront également d’outil de sensibilisation.

Programme de l’expédition

Actuellement au milieu de l’Océan Pacifique Sud, le navire Plastic Odyssey a quitté début janvier les côtes panaméennes où sa dernière escale en Amérique centrale a eu lieu. Un périple long de plus de 20 jours qui n’est qu’une première étape pour l’équipage. L’arrivée en Polynésie française est prévue dans quelques jours afin de préparer le lancement de l’expédition Henderson qui débutera le 6 février 2024. Pour cette mission, il sera accompagné par un autre navire, un catamaran à voile, qui transportera une partie de l’équipe dédiée à la collecte et à la transformation des déchets plastiques une fois sur place.

Un archipel chargé d’histoire

Pitcairn est peuplée depuis les années 1790 par les descendants des mutinés de la frégate anglaise Bounty. Aujourd’hui, seulement une quarantaine de personnes vit sur cet îlot isolé du reste du monde. Le Plastic Odyssey y passera une semaine en escale après l’opération de nettoyage sur Henderson pour travailler avec les habitants sur le développement de solutions de recyclage adaptées au contexte local unique en son genre.

Rendre l’impossible possible

Trois jours de mer sont nécessaires pour atteindre l’archipel de Pitcairn, dont fait partie l’île Henderson depuis la Polynésie. L’accès à la plage la plus touchée par la pollution plastique située à l’Est de l’île est impossible directement depuis la mer. Une barrière de corail protège l’île et les éléments s’y déchainent, rendant impraticable le passage maritime.

L’équipe a donc prévu de passer par une plage située au nord théoriquement plus protégée. Au programme : l’ascension des 30 mètres de la falaise qui borde la plage, puis la traversée de l’île en empruntant un chemin tracé il y a des années sur lequel la nature a repris ses pleins droits, et enfin une désescalade de la falaise pour atteindre le site à dépolluer.

Une fois sur place, l’équipe installera un camp pour pouvoir travailler depuis la plage et retirer les déchets qui y sont présents. Mais si l’accès pour les personnes y est impossible par la mer, il est encore plus compliqué pour les tonnes de déchets qu’il faut en sortir.

En 2019, une expédition a tenté de nettoyer cette plage à l’aide d’un bateau directement depuis son rivage et s’est retournée dans les vagues. L’équipe a été contrainte de laisser sur place les tonnes de déchets pourtant collectées durant des jours.

Pour réussir cette mission impossible, Plastic Odyssey s’est armé de plusieurs solutions low-tech et adaptées à la situation. Parmi ces solutions, l’une sort complètement de l’ordinaire. « Si les déchets ne peuvent pas traverser la barrière de corail, ils peuvent voler au-dessus d’elle ! » explique Simon BERNARD, explorateur à l’initiative de ce projet. « Nous allons utiliser un parachute ascensionnel, technique normalement utilisée pour transporter des touristes sur les plages, mais que nous avons détourné pour faire prendre de la hauteur aux déchets ! ».

L’équipe prépare le plan d’action depuis plusieurs mois : « Nous avons effectué plusieurs tests concluants avec différentes méthodes, celle du parachute mais également via une plateforme flottante et un radeau en bambous que nous avons fabriqué. L’enjeu va être de réussir à le faire dans les conditions extrêmes que l’on risque de trouver une fois sur place. » détaille Simon.

Avec lui, une équipe de 24 explorateurs participera à cette mission unique. Composée de plusieurs experts du recyclage, d’une scientifique, d’un médecin urgentiste et de reporters, cette expédition sera partagée au plus grand nombre pour sensibiliser la population mondiale à la pollution plastique.

Pour suivre cette expédition en direct, rendez-vous dès le 6 février sur les réseaux sociaux de Plastic Odyssey !

Liens utiles :

Contacts :

Photo-reportages, contenus vidéos ou demande d’interview à adresser à : press@plasticodyssey.org

Partenariats :

partnerships@plasticodyssey.org



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