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Retour sur l’événement PO Lab & Crédit Agricole : rencontre avec les entrepreneurs du recyclage plastique

Retour sur cet après-midi de découvertes et d’échanges !

Notre premier événement de l’année, c’était mercredi 16 février au Village by CA. Organisé avec notre partenaire le Crédit Agricole, nous y avons dévoilé les solutions développées par les lauréats de la 1ère édition du PO lab qui s’est déroulé à Dunkerque l’été dernier. Cet événement fût également l’occasion d’organiser une table ronde sur la gestion des déchets plastiques en Afrique et en Asie, deux continents où Plastic Odyssey concentre son action.

Présentation des solutions accélérées à la 1ère édition du PO lab, à Dunkerque

Nous avons accueilli l’été dernier les premiers lauréats de notre programme du PO lab sur notre atelier embarqué à Dunkerque. Conçu comme un laboratoire flottant, notre navire accueille trois espaces de travail technique de plus de 200 m2 comprenant, entre autres, un broyeur, une centrifugeuse, une unité de pyrolyse, un compresseur ou encore une imprimante 3D.

Pendant une semaine, ils ont prototypé leurs solutions de revalorisation de déchets plastiques. Retrouvez leurs portraits ici. 6 mois plus tard, nous les retrouvons au village by CA à Paris.

Des dalles en plastiques recyclés

C’est Sébastien Molas qui se prête le premier à l’exercice pour présenter Purple Alternative Surface, de grandes dalles en plastique recyclé. Simples à installer et très robustes, ces dalles innovantes réduisent l’impact environnemental lors de la création ou de la rénovation des chaussées.

Le recyclage dans la filière ostréicole

Le PO lab c’est avant tout de belles rencontres et la collaboration entre Purple Alternative Surface et Charlotte Rhône du Comité régional de la conchyliculture de Charente Maritime en est un beau symbole ! La problématique de Charlotte était de donner une seconde vie aux déchets plastiques de la filière ostréicole. Durant le PO lab, un test d’utilisation des poches à huîtres pour faire les dalles de Purple Alternative Surface a été une réussite. La prochaine étape aura lieu en avril avec la réalisation d’un premier parking test en Charente Maritime.

Des skates en plastique recyclé

Le plastique recyclé est fantastique, surtout quand il permet de faire du sport. Jason Knight s’est lancé dans le projet de fabriquer des skateboard à base de déchets plastiques broyés. Un projet qui a porté ses fruits puisqu’il a pu présenter au public les toutes premières planches créées à partir d’un moule co-construit avec Plastic Odyssey. En plus d’être écologiques et robustes, les planches de Jason sont très esthétiques et se veulent accessibles, avec un prix très raisonnable.

Un vélo créé à partir de déchets ménagers

Daovone Sribouavong, qui avait rejoint le programme pour développer un cadre de vélo construit à partir de déchets ménagers a dû mettre son projet sur pause après avoir été nommée coordinatrice régionale économie circulaire au sein de la région Bretagne. Elle a néanmoins participé à la rencontre à distance pour présenter les dispositifs de soutien aux projets d’économie circulaire innovants.

Les lingots en plastique recyclé d’Alban et David

Alban Desbarax et David Le Gall sont venus présenter “ mon empreinte plastique”, une plateforme collaborative qui permet à chacun de racheter son empreinte plastique matérialisée par un lingot en plastique recyclé.

Table ronde : Pollution plastique & solutions de recyclage en Afrique et en Asie : contexte, enjeux et perspectives

Les prochaines éditions du PO lab se feront à l’international, et débuteront en fin d’année dans le bassin méditerranée et sur le continent africain. Changement de décor et d’enjeux, que nous avons introduit par une table-ronde avec 4 intervenants experts du terrain. Matthieu Witvoet, Pascale Martel Naquin, Said Benhamid et Jean-Baptiste Grassin étaient les invités de Simon Bernard pour partager au public un état des lieux de la pollution plastique en Afrique et en Asie.

L’objectif : réfléchir aux solutions durables qui permettront de contrer le fléau du plastique. L’enjeu est de taille. 90% de la pollution marine au plastique dans le monde provient des villes côtières d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie.

L’économie du recyclage du plastique

Si en Europe, les déchets plastiques sont avant tout considérés comme une source de problèmes, les intervenants ont rappelé qu’ailleurs dans le monde, la collecte du plastique permet de faire vivre toute une économie. Ainsi, pour prendre l’exemple de son pays, Saïd Benhamida – cofondateur de la startup Mika qui collecte et valorise les plastiques le long du littoral marocain – estime qu’entre « 30 000 à 40 000 chiffonniers vivent de la récupération au Maroc ». Autant de personnes que les solutions de valorisation ne doivent pas laisser de côté. « Il faut créer de la valeur, que cela entraîne un revenu supplémentaire pour les communautés afin qu’elles s’intéressent au recyclage. »

Les solutions doivent également s’adapter aux problématiques de chaque pays. Pascale Martel-Naquin, ancienne directrice du Cefrepade (Centre Francophone de Recherche Partenariale sur l’Assainissement, les Déchets et l’Environnement), connaît très bien Haïti pour y avoir travaillé. « A Port-au-Prince, beaucoup de déchets plastiques sont brûlés à l’air libre. Le modèle de la pyrolyse permettrait de produire des hydrocarbures, ce qui alimenterait les centrales thermiques. Mais cette technique est aussi une concurrence directe au recyclage. »

La consommation du plastique est aussi l’enjeu central. Ainsi, Matthieu Witvoet, éco-aventurier et membre de Circul’R, une initiative qui accompagne la transition des organisations vers une économie circulaire, se bat pour « un changement systémique » pour diminuer la production de plastique. « Il faut s’attaquer à la racine du problème. Les produits plastiques ne peuvent pas non plus être remplacés par des équivalents qui seront sources d’autres problèmes pour l’environnement. Par exemple, les sacs en papier reposent sur l’exploitation de forêts à l’autre bout du monde, ce qui participe à la déforestation. » Un comble ! « Des fausses bonnes solutions à éviter », comme le souligne Simon Bernard, cofondateur de Plastic Odyssey. « 5 milliards de tonnes de plastique sont dans la nature aujourd’hui. Même si on arrête la production, il faut gérer ce stock. »

De retour de Guinée, Jean-Baptiste Grassin, ingénieur et coordinateur des projets terrain chez Plastic Odyssey a rencontré Mariam Keita, une entrepreneuse qui veut créer un système économique viable et social à partir de la valorisation des déchets plastiques. Ces derniers sont fondus pour être moulés et transformés en pavés. « A ce stade, son initiative pâtit de barrières pour passer à une plus grande échelle, unique voie pour pérenniser sa fabrique de pavés. L’objectif de Plastic Odyssey est de lui apporter des outils et des machines pour améliorer les conditions de fabrication, ainsi que des débouchés. » La Guinée sera un des pays escale lors de l’expédition du navire Plastic Odyssey.

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